Un cas confirmé de MPOX a été signalé dans le district de santé de Bafang, dans le département du Haut-Nkam. Face à cette situation, les autorités sanitaires régionales ont renforcé la surveillance épidémiologique afin de prévenir toute propagation dans la région de l’Ouest.
Un cas confirmé par le Centre Pasteur
Dans un communiqué signé le 24 avril 2026, le Délégué régional de la Santé pour l’Ouest, Dr Tchatchoua Kamleu Patrick, a annoncé la confirmation d’un cas de MPOX (anciennement variole du singe) dans le district de santé de Bafang, département du Haut-Nkam.
La confirmation biologique a été réalisée par le Centre Pasteur, référence nationale en matière de diagnostic. Cette notification officielle a immédiatement conduit à la déclenchement d’une alerte sanitaire dans la région.
Surveillance épidémiologique renforcée dans la région de l’Ouest
À la suite de cette confirmation, les services de santé ont procédé au renforcement des dispositifs de surveillance épidémiologique dans l’ensemble des districts sanitaires de la région de l’Ouest.
Les formations sanitaires sont particulièrement mobilisées pour assurer la détection précoce, la notification immédiate et la prise en charge appropriée de tout cas suspect, conformément aux protocoles du système de surveillance intégrée des maladies et ripostes.
Le MPOX : une maladie virale à transmission humaine
Le MPOX est une zoonose virale causée par un Orthopoxvirus. Sur le plan clinique, la maladie se manifeste généralement par :
- un syndrome fébrile,
- une éruption cutanée caractéristique (vésicules, pustules),
- et fréquemment des adénopathies.
La transmission interhumaine survient principalement par :
- contact direct avec les lésions cutanées ou les fluides biologiques,
- gouttelettes respiratoires lors de contacts prolongés,
- ou encore par des objets contaminés (fomites).
Mesures de prévention et de contrôle recommandées
Face au risque de propagation, les autorités sanitaires insistent sur l’application stricte des mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI), notamment :
- l’hygiène régulière des mains,
- le port d’équipements de protection individuelle par le personnel de santé,
- l’isolement des cas confirmés ou suspects.
La sensibilisation communautaire reste un pilier essentiel de la riposte, avec des recommandations claires :
éviter les contacts avec des personnes symptomatiques, adopter des mesures d’hygiène strictes et consulter rapidement une formation sanitaire en cas de symptômes évocateurs.
Une riposte pour éviter une flambée épidémique
Selon les services de santé, cette riposte coordonnée vise à contenir rapidement le cas confirmé et à prévenir toute flambée épidémique dans le Haut-Nkam et au-delà. Les populations sont appelées à garder leur calme tout en respectant strictement les consignes sanitaires.

